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mercredi 16 février 2011

Festival Taputapuatea 2010, le sixième jour (3)

Ia orana,

(Le sommaire et début sont ici)

Me revoici enfin pour cette dernière partie consacrée à cette journée importante du festival de Taputapuatea.

En rejoignant le groupe qui est allé manger, je suis intriguée par ce marae personnel.



Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être pour cette pierre sculptée.



Je prends donc des photos et remarque le nom.



Renseignements pris, Paulo Suluape vient d’une grande famille de Tupuna (Dieux, Maître) samoan. Grand Maître tatoueur, Paulo était le chef de file du renouveau du tatouage samoan dans le monde. C’est lui qui a fait connaître le pe’a (tatouage traditionnel des hommes samoans allant des hanches aux genoux) et la signification de ses motifs dans le monde entier. Son décès survenu peu de temps avant la convention de tatouage samoan de Raiatea de 2000, les tatoueurs présents à celle-ci lui ont rendu hommage en apportant une pierre de chez eux. (Tous ces renseignements sont pris sur internet).

En arrivant au lieu du repas, j’arrive juste pour voir les guerriers de Nouvelle-Calédonie. Comme je le disais plus avant, je ne m’en lasse pas.







Il y a encore les musiciens du groupe « Raiatea Nui »



Ainsi que les danses tahitiennes des japonnaises



Darenn également au chant et à la guitare.



Je commence à avoir faim. Voici donc « la cantine ».



Un repas à la tahitienne nous est servi. Voici mon « assiette » faite en bambou coupé. Nous avons droit également à de l’eau de coco pour se désaltérer (au fond, dans sa coque) et au lait de coco également dans les demi-coquilles. Le lait de coco sert en tant que sauce pour mettre sur les aliments. Il y a là de l’uru (fruit de l’arbre à pain), du taro, du poisson cru, du poulet fafa (feuille d’une variété de taro), du po’e (un mélange de fruits et de fécule de manioc. Le tout est à manger avec les doigts.



Tout à coup, j’entends beaucoup de rires. Je vais donc voir ce qui se passe. Ce sont les « gougounes » (mot employé par mon amie) qui dansent. Moi, je les appelle les messieurs-dames. Ils/elles ont un succès fou.







Les musiciens, les discours se suivent et ce sera la fin de ce festival.





Le retour se fait en truck encore une fois et avec toujours une bonne ambiance.





Nana, ce sera tout pour ce jour important. Mais il y aura une suite.

La suite est également ici : Le festival de Taputapuatea, la soirée du sixième jour

mercredi 19 janvier 2011

Festival Taputapuatea 2010, le sixième jour (2)

Ia orana,

(Le sommaire et début sont ici)

Les hawaïens installent des tapis de feuilles pour le confort des invités. Nous ne nous en approcherons pas plus ! Les gardiens veillent. Je vous reparlerais de ces "coussins" plus tard, dans un autre sujet.
Les principaux invités ayant le droit de s'asseoir ici et de boire le kava sont uniquement des hommes. Il y a les Ministres ainsi que tout ceux qui représentent les différents pays ou délégations venus à ce festival. Raïatea (l'île sacrée) est l'île d'où serait partis le peuple maori pour se disperser dans le Pacifique.



La préparation du kava et de différends aliments continuent. Le kava est, comme nous l'avons déjà vu, une boisson faite d'un mélange de racines broyées et d'eau de coco qui permet à l'esprit un rapprochement avec l'au-delà. Plus de détails ici sur Wikipédia



Ici ce monsieur presse, à différentes reprises, les racines de kava mélangées à l'eau de coco afin d'en extraire un maximum de "jus".



Avant de le boire, une partie de ce mélange est "offerte" aux ancêtres. Des fibres de coco sont trempées dans cette boisson et cet homme en asperge le marae. On peut voir également qu'il est mouillé. Il y a eu une bonne ondée, juste avant la cérémonie qui, heureusement, ne sera plus interrompue. Les gardiens sont restés de marbre sous cette pluie, signe de bons présages. Les photographes ont du rapidement mettre les appareils à l'abri.



Tout le monde est installé. Certains, plus âgés ou moins souples, auront le droit à des chaises. Tout ceci se déroule sous l'œil vigilant des femmes hawaïennes qui ont relayés les hommes pour la garde. Les autres femmes et non invités resteront à l'arrière.



Les différentes offrandes pour les invités commencent et tout est donné avec respect. Les hawaïens se chargent de faire le service.



Chacun aura sont bol fait en demi-coque de coco et remplie du breuvage. Tout le monde suit avec attention les différentes recommandations du chef hawaïen.







Il y aura également de la nourriture et les restes seront enroulés d'une certaine façon dans les feuilles d'auti afin d'être rendus, par dessus l'épaule droite, aux personnes de service.







Suite au discours, chacun viendra devant le chef exposer le pourquoi de sa venue, et les liens qui lient son peuple au marae de Taputapuatea.







La cérémonie est terminée et ceux qui veulent être bénie par du kava le seront.



Une des gardiennes pause. Il faut dire qu'après une bonne heure en station debout, immobile, moite de cette pluie qui s'évaporait sous le chaud soleil, cette fin de cérémonie devait être la bienvenue. Un des Ministres a d'ailleurs eu une légère défaillance. Est-ce le soleil, le kava ? Mais il se reprendra rapidement et beaucoup ne s'en rendront même pas compte.



Tout est ramassé et doit être rangé.



Au lieu de suivre les invités qui se rendent au repas servis près d'une des plages, je suivrais les hawaïens, pressentant peut-être quelque chose de plus important.



Il y a d'autres tombes et marae autour du marae principal et les hawaïens les béniront tous.



Sur la plage, la grande prêtresse fera son rituel.




Tout sera lavé et nettoyé dans les eaux du Pacifique.




L'accolade telle qu'elle est faite à Hawaï terminera cette deuxième partie.



Une troisième partie vous attend donc bientôt.

Nana, ce sera tout pour aujourd'hui.

La suite est également ici : Le festival de Taputapuatea (3)

vendredi 7 janvier 2011

Enfin le festival de Taputapuatua, le sixième jour (1)

Ia orana,

(Le sommaire et début sont ici)

Nous voici au sixième jour et c'est donc aujourd'hui que nous partons pour le festival de Taputapuatua à Opoa sur le premier marae royal de la Polynésie. Je ferais ceci en plusieurs épisodes.

Nous partons en bus ou truck. Cette fois, je prendrais le truck (bus local en bois). A bord, l'ambiance est festive et les guitares et autres instruments de musique (dont les voix) sont de sorties.



Le comité d'accueil est là pour les différentes délégations. Tout le monde a mis une tenue spéciale. Ici, on remarquera aussi des pareos et robes au motif de la pieuvre (emblème de ce festival). Les colliers de fleurs et/ou couronnes de tête nous décorent également. Les feuilles que tiennent ces personnes sont des feuilles d'auti, arbres sacrés dont les feuilles sont très utilisées pour les tenues végétales, les décorations ...



Les Hawaïens (ici en toges noires) officient cette année. Ils "bénissent" les officiels (je ne sais pas si l'on peut dire cela comme ça) . Il y a la mairesse d'Uturoa (capitale de Raiatea), le ministre du tourisme, le ministre de la culture, et d'autres que je ne connais pas.



On peut enfin "entrer"



Les hawaïens sont pieds nus ou en spartiates de corde. Ils ont également des feuilles d'auti et des colliers faits de coquillages, dents de cochon. A droite, en pareos jaunes, ce sont les marquisiens qui monteront sur le marae pour leur offrande : le tiki que tient le monsieur assis.



Des boissons ? Des gardes à l'air peu engageant ... On dirait que cela commence.
A l'arrière, on peut voir les auti.



Différentes préparations.



Pendant ce temps, deux hawaïens sont montés sur le marae afin de bénir celui-ci.



La "grande prêtresse" se met en condition.



Ici, les deux marquisiens sont raccompagnés après avoir fait leur offrande.



En petit, ici, c'est le tiki donné par les Marquises.



D'autres offrandes iront garnir ce très grand marae (55 X 32 mètres si j'en crois la règle sur Google Earth, je n'ai pas trouvé les mesures ailleurs).



Des gardes en interdisent l'accès. Les femmes, également, n'ont pas le droit de le fouler.



Les offres, dons, sont toujours donnés avec respect.



Les spectateurs sont nombreux et le "service de garde" est bien là.



Les hawaïens font leur haka.





Je terminerai cette première partie là-dessus.

Nana, ce sera tout pour aujourd'hui.

La suite est également ici : Le festival de Taputapuatea (2)